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Premier numéro de la Brèche socialiste, organe de la Démocratie socialiste

vendredi 27 décembre 2002

Le Parti de la Démocratie socialiste n’est plus. Vive Démocratie socialiste, entité politique de l’Union des forces progressistes (UFP) !

En effet, à son congrès spécial du 7 septembre dernier, le PDS a décidé à l’unanimité de se fusionner à l’UFP tout en demeurant une organisation socialiste en son sein. C’est maintenant légalement consommé. On lira à la suite le libellé exact de la résolution du congrès spécial. On y remarquera que DS s’engage à être un constructeur de l’UFP comme parti des urnes et de la rue.

Historiquement parlant, DS incarne l’orientation politique « socialisme et indépendance » née dans les années 60, irenforcée au fil des années par les axes du féminisme — pensons au Mouvement socialiste (MS) du début des années 80 — et de l’écologisme auxquels le mouvement altermondialisation ajoute dorénavant un axe clairement internationaliste auparavant trop discret.

Loin de renier son programme élaboré en 1996 après des débats qui ont duré presque un an, ni non plus ses pratiques démocratiques -par exemple l’alternance femme-homme dans les interventions ne fait pas encore partie des mœurs de l’UFP- DS les proposera à l’UFP dans le cadre des débats sucités par les besoins des lutes sociales et électorales. Pensons à la proposition de nationalisation de Vidéotron-TVA actuellement en discussion dans l’UFP.

Si cette orientation et nos méthodes vous agréent, nous vous invitons en tant que membre de l’UFP à vous joindre à DS. Vous trouverez dans cette page un coupon pour ce faire. Mais il suffit d’abord d’un simple courriel ou d’un coup de téléphone à un des trois numéros que vous trouverez dans la cartouche de cette revue. Et vous recevrez la Brèche socialiste qui sera régulièrement publiée après une interruption de quelques mois.


Se mobiliser pour présenter des candidatures dons tous les comtés possibles

Le Conseil de l’union de l’UFP du 23 novembre dernier à Joliette a voté à l’unanimité un amendement présenté par l’exécutif de DS à la proposition d’orientation électorale de l’exécutif de l’UFR Cet amendement se lisait comme suit : « Favoriser le maximum de candidatures UFP dans le maximum de comtés ». La formule est certes pléonastique mais c’est exprès pour marquer l’insistance. Il faut dès maintenant, croyons-nous, mettre les bouchées doubles pour choisir des candidatEs dans tous les comtés où c’est possible quitte à ne faire campagne que dans des comtés prioritaires selon nos forces.

Le Conseil de l’Union a aussi acquiescé à « ... une coalition électorale progressiste [...] impliquant le Parti Vert et des candidatures indépendantes progressistes... » d’autant plus que le représentant du Parti Vert du Québec (PVQ) présent a souligné la volonté de ce parti à se rapprocher de l’UFP. De même, la seule candidature indépendante connue à ce jour, Jean-Yves Desgagnés bien enraciné dans les milieux populaires et connu publiquement, particulièrement en raison de son implication de longue date auprès des personnes assistées sociales du Québec, sera soutenu dans le comté de Jean-Lesage d’autant plus que sa plate-forme est proche de celle de l’UFP,


La coalition électorale », une arme à deux tranchants
DS souscrit à cette orientation tout en constatant, cependant, que l’idée d’une coalition peut être une arme à deux tranchants. Après d’âpres débats, l’UFP s’est en effet construit non pas comme une coalition de partis mais comme un parti unifié de la gauche sur la base d’une plate-forme et de statuts communs. Loin, cependant, de concevoir l’unité comme synonyme de monolithisme, l’UFP intègre en son sein des « entités politiques » comme DS et maintenant Socialisme International (SI) et admet l’adhésion d’organisations nationales et régionales comme la Coalition Québec-Cuba. On parle donc d’un parti unifié pluraliste, ce avec quoi DS est totalement d’accord.

L’on sait cependant que la gauche sociale, dans sa grande majorité, n’appuie pas encore l’UFP car elle croit qu’il faut une grande coalition progressiste pour bloquer l’ADQ. Pour beaucoup, cette grande coalition signifie toujours, dans un système uninominal à un tour, voter pour le « moins pire », c’est-à-dire le PQ. CertainEs considèrent même toujours le PQ comme social-démocrate, oubliant le « déficit zéro » pour se laisser berner par ses quelques concessions de dernière heure pour sauver sa peau. D’autres, cependant, plus près de l’UFP, mais croyant que l’ADQ diffère essentiellement du PQ car trop obnubilés par les discours populistes de l’un comme de l’autre (voir l’article « Front anti-ADQ ou construire l’UFP ? ») pensent que le PQ pourrait libérer quelques comtés pour des candidatures progressistes.

À propos de cette proposition, DS soutient à 100% l’exécutif de l’UFP qui dit et redit que l’heure est venue de fonder un parti de gauche en rupture avec le néolibéralisme des trois partis représentés à l’Assemblée nationale et donc qui récuse toute coalition implicite ou explicite avec aucun de ces trois partis. Mais tout comme l’exécutif de l’UFP, DS est aussi d’accord pour dire que l’idée d’une coalition peut être utile comme un pont vers cette gauche sociale qui est la plus près de l’UFP.

L’idée de coalition, cependant, comporte quelques dangers. Le Parti communiste (PCQ) ne s’est pas encore réconcilié avec la conception unitaire/pluraliste et persiste à vouloir demeurer un parti légalement reconnu par le gouvernement du Québec. Tout en se réconciliant de plus en plus avec l’idée de devenir une entité politique de l’UFP en y canalisant de plus en plus d’énergie militante et de contributions financières, le PCQ veut toujours présenter quelques candidatures en son nom aux prochaines élections. Le PCQ, en effet, spécule qu’avant les prochaines élections un jugement favorable de la Cour Suprême rendrait illégal le seuil de 20 candidatures pour la reconnaissance d’un parti en faveur d’une ou de quelques-unes. Reste que cette politique hautement spéculative rompt, tant publiquement que vis-à-vis les membres de l’UFP, avec l’idée clef et mobilisatrice du parti unifié de la gauche. On ne voudrait pas que le PCQ s’appuie sur l’idée de la « coalition électorale » pour ne pas achever son évolution vers une entité politique. Il faut, en effet, finir par choisir.

Il est de plus possible que les élections soient déclenchées dès mars et presque certainement avant l’été. Il faudra toute l’énergie dont sont capables les militantEs de l’UFP pour présenter des candidatures partout où c’est possible sans être ralenti ou être dans l’expectative de résultats de négociations avec quelque parti que ce soit pour former une « coalition électorale ». C’est d’ailleurs pourquoi le représentant de DS au Conseil de l’Union a proposé de modifier la résolution surprise - elle n’avait en effet pas été envoyée d’avance comme les autres - de l’exécutif stipulant de « ... négocier un projet d’accord électoral avec le PVQ... » en « ... discuter un projet... ». Cette nuance, adoptée à l’unanimité, a son importance si l’on considère que le PVQ a beau être progressiste, il n’est cependant, si l’on se fie à sa plate-forme et à ses lettres d’intention, ni clairement antinéolibéral ou féministe et certainement pas indépendantiste.

Il s’agit donc prioritairement d’occuper le terrain électoral dès maintenant et non de négocier des « coalitions électorales ».


Front anti-ADQ ou construire l’UFP ?
Le Québec n’est pas l’Ontario

par Marc Bonhomme

Il faudrait, selon plusieurs, ne pas répéter l’erreur de la gauche sociale ontarienne qui en lâchant le, NPD, si décevant fut-il, a ouvert la porte à bien pire. Ce parallèle Ontario-Québec suppose à la fois une identification des Conservateurs ontariens avec l’ADQ et du NPD avec le PQ. Est-ce bien le cas ?

Harris et ADQ séparé par le fossé de la question nationale

La ’révolution du bon sens’ à la Harris, c’est-à-dire le néolibéralisme doctrinaire, était l’épine dorsale des Conservateurs ontariens représentatifs du capital manufacturier et commercial ontarien qui voulait davantage des baisses d’impôt que le remboursement de la dette publique voulue par le capital financier. L’urgence était de soutenir la demande solvable mise à mal dans l’Ontario en crise du début des années 90. Ce qui n’empêchait pas Harris de défendre aussi les intérêts du capital financier par sa politique de privatisation sans compter les politiques de coupures et de contre-réformes communes à l’ensemble de la bourgeoisie.

L’épine dorsale de l’ADQ, par contre, a été sa position de tablettage « pour dix ans » du débat constitutionnel tout en présentant un visage nationaliste (son adhésion au ’oui’ de 1995 et le rapport Allaire). Ce n’est que depuis sa récente popularité qu’il a été forcé de révéler sa politique néolibérale doctrinaire. Celle-ci est peut-être celle de ’génération montante’ mais elle n’est pas celle de la bourgeoisie québécoise comme l’a révélé la critique de la flat tax par le patron de Canam-Manac puis celle du Conseil du patronat récusant la médecine ’à deux vitesses’ (mais pas, bien sûr, la sous-traitance généralisée de la santé).

Rien d’étonnant à cela. La bourgeoisie québécoise - à bien distinguer de la fraction québécoise de la bourgeoisie canadienne telle Power Corporation, SNC-Lavalin, et de plus en plus Québécor, qui soutiennent le parti Libéral - ne se sent pas les reins assez solides pour faire face seule au libre-échangisme de l’ALÉNA/ZLÉA, surtout de son chapitre 11 que le PQ récuse contrairement au gouvernement fédéral davantage soucieux d’abord de protéger les investissements extérieurs de la bourgeoisie impérialiste canadienne. La bourgeoisie québécoise se reconnaissait très bien dans les politiques du PQ, à l’exception notable de sa stratégie référendaire. Maintenant que le bateau coule, elle va vers FADQ en autant qu’il péquiste ses politiques sociales et économiques tout en restant fidèle à sa position constitutionnelle de tablettage.

Ceci dit, les bases électorales des Conservateurs ontariens et de l’ADQ se ressemblent : les dites classes moyennes des banlieues et des villes hors zones métropolitaines, c’est-à-dire la petite bourgeoisie tant professionnelle que traditionnelle et les couches aisées du prolétariat découragées et écoeurées de payer de plus en plus de taxes pour de moins en moins de services publics et qui ne croient plus en la possibilité d’un tournant. Mais si le corps est le même, la tête est fort différente, la différence venant d’une pleine prise en compte de la question nationale.

Le PQ n’est pas un parti ouvrier, le NPD, oui, malgré tout
Quant au PQ versus le NPD, c’est toute la différence entre un parti national-populiste et un parti ouvrier bourgeois. Le PQ a déjà eu une tactique social-démocrate (’le préjugé favorable aux travailleurs’). Pris dans les câbles, il ressort des boules à mite son discours social-démocrate (’le plein emploi’) pour faire oublier ses politiques réelles authentiquement néolibérales (le ’déficit zéro’). Son emprise sur le mouvement syndical et populaire (le ’bloc nationaliste’), cependant, il la doit surtout à son nationalisme intrinsèque (le ’souverainisme’) qui s’est substitué dans la conscience populaire à l’indépendantisme internationaliste qui animait les importantes couches militantes du grand mouvement de libération nationale des années 60 et début 70.

Si l’électorat péquiste est (était) en grande partie le mouvement ouvrier/populaire organisé (et la petite bourgeoisie), ce ne sont pas les représentants et représentantes de cet électorat qui dirige le PQ. C’est plutôt le personnel politique issu de l’aile nationaliste des années 60 du parti Libéral et leurs successeurs, tout comme d’ailleurs FADQ est dirigé par l’aile nationaliste des années 90 de ce même parti Libéral. Comme quoi, si l’empaquetage varie selon l’idéologie dominante de l’époque, l’origine ’grande bourgeoisie canadienne’ est la même tout comme la stratégie : s’adapter/manipuIer le nationalisme du peuple québécois. Comme disent les anglophones : ’Plus ça change...’

Par contre les appareils syndicaux jouent un rôle très influent sinon déterminant dans la direction du NPD, dont d’ailleurs la direction a tenté sans succès de s’émanciper lors de sa tentative blairiste ratée de l’été 2000. Le NPD est ainsi le parti organique du prolétariat organisé, donc un parti ouvrier, même s’il refuse de remettre en cause les rapports sociaux capitalistes, ce qui en fait aussi un parti bourgeois. Cette contradiction inhérente le conduit à proposer la stratégie de la ’troisième voie’ qui revient à noyer les montées révolutionnaires dans les réformes (I’État providence) puis, lors de la période de reflux, à stabiliser le capitalisme nu, dit néolibéral ou sauvage, en devenant un éteignoir de feux sociaux (’le néolibéralisme à visage humain’ ou social-libéralisme).

Il s’ensuit qu’il y a discontinuité du NPD aux Conservateurs ontariens mais continuité du PO à l’ADQ.

Mieux vaut certes le pouvoir du NPD ontarien ou colombien-britannique que la tronçonneuse conservatrice à la Harris ou libéral à la Campbell. Rien de tel au Québec. Dans la réalité, les politiques sociales et nationales adéquistes et péquistes, quels que soient les discours populistes de gauche ou de droite des uns et des autres, se rejoignent dans le marais du social-libéralisme et du nationalisme car ainsi le veut la bourgeoisie québécoise.

Ce constat est d’autant plus vrai que se construit au Québec le parti de la gauche unie, l’Union des forces progressistes. Au nationalisme/ social-libéralisme, il faut opposer une plate-forme d’indépendance du capitalisme néolibéral, anti-écologiste et sexiste comme du fédéralisme oppresseur.


Extraits d’une Entrevue avec Gilbert Achcar
Pourquoi les États-Unis veulent la guerre

Gilbert Achcar, enseignant en sciences politiques à l’université de Paris VIII Saint-Denis, auteur du « Choc des barbaries, terrorismes et désordre mondial", paru aux éditions Complexe.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont fourni un excellent prétexte à l’administration Bush pour le déploiement de politiques conçues bien avant cette date. Depuis le 11 septembre est mise en oeuvre une stratégie d’extension de la présence militaire des ÉU dans le monde, à commencer par l’Asie centrale considérée comme l’une des régions les plus prometteuses pour ce qui est des richesses en hydrocarbures en dehors de la zone du golfe arabo-persique. I !administration Bush à d’ailleurs très vite renoncé à faire grand cas de l’argument d’un prétendu lien direct entre le régime irakien et le réseau AI-Qaida.
Son argumentaire principal invoque plutôt le caractère dictatorial du régime irakien et le fait qu’il soit coupable d’actes abominables. Mais cela est d’une hypocrisie sans bornes. D’une part, les pires de ces actes ont été commis avec la bénédiction de Washington, au moment où les ÉU voyaient d’un bon oeil la guerre menée par l’Irak contre l’Iran de 1980 à 1988. D’autre part, à qui fera-t-on croire que Washington s’oppose aux dictatures ? En vérité, lorsque l’administration étasunienne cherche à changer un régime, ce n’est pas pour remplacer une dictature par une démocratie, mais pour remplacer un régime récalcitrant ou hostile, qu’il soit dictatorial ou démocratique, par un régime inféodé à Washington, qui sera dictatorial ou démocratique selon les besoins de la cause.

Toutefois, l’argument le plus porteur aujourd’hui, notamment vis-à-vis de la population américaine elle-même, est que le régime irakien constituerait une "menace terroriste" pour les ÉU, car il chercherait à se doter d’armes de destruction massive. Or cet argument n’est étayé par aucune preuve. Ce pays a été soumis pendant des années à des inspections, et même si elles ont été interrompues depuis un certain temps, le pays est resté très étroitement surveillé. S’il y avait des éléments concrets, les ÉU n’auraient pas hésité à en faire étalage.

Les réels motivations des ÉU

U campagne qui se prépare contre l’Irak obéit à d’autres motivations. Le contrôle de l’Irak renforcerait l’emprise des ÉU sur l’ensemble de la région du Golfe, et accroîtrait considérablement leur pression sur l’Iran et la Syrie, deux régimes jugés récalcitrants. Mais l’enjeu est fondamentalement économique, pétrolier. L’Irak est le deuxième pays au monde, après le royaume saoudien, pour ce qui concerne les réserves pétrolières. C’est cela qui motive l’administration Bush, dont les principaux membres sont étroitement liés à l’industrie pétrolière. Dans une dizaine d’années, les réserves pétrolières des ÉU arriveront à épuisement et les réserves mondiales de pétrole arriveront à tarissement vers le milieu de ce siècle. Les ÉU veulent donc mettre la main sur l’essentiel des réserves pétrolières mondiales, à commencer par les deux tiers qui gisent dans le golfe arabo-persique.

Le recours à l’ONU : un recul pour mieux sauter

En 1991, les ÉU ont mené la première guerre contre l’Irak dans le cadre de l’ONU, parce que l’administration de Bush père devait convaincre une opinion publique étasunienne encore sous le traumatisme du Viêt-nam. Par la suite, Washington a contourné l’ONU pour mener les bombardements en Bosnie, puis la guerre du Kosovo, dans le cadre de l’Otan.

Les ÉU considèrent l’ONU comme une organisation obsolète, fondée sur des rapports de forces périmés. Quatre États y sont placés sur un pied d’égalité avec les ÉU comme détenteurs du droit de veto - ce qui, aux yeux des dirigeants des ÉU, ne reflète plus la réalité unipolaire du monde actuel. L’administration Bush a érigé l’unilatéralisme en doctrine. Bush s’est néanmoins adressé à l’ONU au sujet de l’Irak car il a subi une très forte pression aux ÉU mêmes. Les mises en garde contre le risque de déstabilisation au Moyen-Orient, que pourrait aggraver une intervention unilatérale, ont émané de toutes parts, y compris des rangs républicains et de l’entourage même du père de George W. Bush. S’étant adressé à l’ONU, Bush a pu exiger du Congrès qu’il lui donne carte blanche. C’est de ce feu vert-là qu’il a besoin impérativement celui de l’ONU n’est qu’un plus, qui n’est pas indispensable.

Afin d’obtenir ce plus qui l’arrangerait politiquement, Washington a négocié avec Russes et Français, menant de véritables marchandages sur les intérêts des uns et des autres dans l’Irak de l’après-Saddam Hussein. Mais s’il le faut, Bush n’hésitera pas à mener la guerre sans aval onusien, escomptant une légitimation de son action, après coup, par une explosion de joie de la population irakienne à l’annonce de la décapitation du régime - qui est tout à fait possible. La seule fonction qu’il conçoit encore pour l’ONU est celle d’organiser l’intendance d’après-guerre dans les pays que les ÉU ravagent militairement par décision unilatérale, comme au Kosovo ou en Afghanistan.

Une situation propice au mouvement antiguerre

L’opinion publique est beaucoup plus critique vis-à-vis de la guerre qui se prépare qu’elle ne l’a été vis-à-vis des deux guerres précédentes en Afghanistan et au Kosovo. C’est donc le moment d’engager le maximum de forces dans la construction d’un mouvement antiguerre. Le cours actuel hyperarrogant de l’administration étasunienne crée un climat propice à cette reconstruction. Ce mouvement concerne au premier chef des guerres où l’islam est impliqué, de la Palestine à l’Irak en passant par l’Afghanistan.

Par rapport à la communauté musulmane, il faut éviter deux excès symétriques. L:un est la complaisance par rapport à des groupes intégristes, porteurs de messages et de slogans réactionnaires, anti-occidentaux ou anti-juifs plutôt qu’anti-impérialistes ou antisionistes. Une telle complaisance faciliterait leur expansion au sein des communautés musulmanes, brouillerait le message général du mouvement antiguerre et empêcherait la participation d’autres fractions de l’opinion. l2excès inverse consiste à voir un intégriste derrière chaque musulman qui se revendique de cette identité. On a toujours vu des chrétiens qui se revendiquent de leur identité religieuse dans les mouvements antiguerre. Il n’y a aucune raison pour ne pas tolérer ceux qui se revendiquent d’autres religions.

Tiré et adopté de l’entrevue de l’hebdornadaire français Rouge


Résolution de Congrès spécail du PDS du 7 septembre 2002
Concernant Io mise sur pied de l’entité politique Démocratie socialiste (DS) au sein de l’UFP

A. DS existera, légalement, selon l’article 52 de la loi électorale, comme entité politique au sein de l’UFP
B. Les bases politiques de DS seront les suivantes
a. Défendre un projet de société socialiste sur la base du programme de DS
b. Lier la lutte pour l’indépendance à un projet de société socialiste
c. Défendre une orientation féministe et la nécessité d’un fonctionnement de parti féministe
d. Nécessité de construire l’UFP comme un parti unitaire et démocratique lié aux luttes sociales
Nécessité de la solidarité internationale, de la lutte contre le capitalisme, l’impérialisme et le patriarcat
C. Membres
Être membre de PUFP et adhérer à la base politique de DS
D. Fonctionnement
a. Une assemblée générale qui se réunira au moins deux fois par année, autant que possible à l’occasion des Conseil de l’Union de l’PUFP
b. Une coordination de 6 à 8 membres élu par l’Assemblée générale
i. Un membre de l’exécutif de PUFP, parmi les membres de DS et selon entente entre ses m
assistera statutairement à chaque réunion de la coordination de DS.
ii.Les deux représentante et représentant de DS au Conseil de l’Union de PUFP seront désign, par l’exécutif en son sein
iii. Les autres responsabilités seront aussi désignées par l’exécutif en son sein
c. À chaque Conseil de l’Union, se tiendra un caucus des membres présents ou une assemblée générale
d. La Brèche socialiste sera publiée autant que possible cinq fois par année dans un format d’au moins 4 pages
e. DS aura un site Internet intégré à celui de PUFP
E Financement
a. D’ici les prochaines élections générales, le PDS transférera à PUFP 60% des montants statutaires provenant du DGE, soit environ 800 $ par mois
b. On recommandera aux donateurs et donatrices du PDS, particulièrement pour les PPM, de transférer leurs dons à l’UFP
c. Toutes les dettes du PDS seront liquidées avant tout transfert de fonds
d. Les revenus de DS seront consacrés en majorité, sinon en totalité, à la publication de La Brèche socialiste
e. Après les prochaines élections générales, le financement de DS se fera en conformité avec les statuts de l’UFP étant entendu que, comme entité politique légalement reconnu de lUFP, DS bénéficiera des déductions fiscales afférentes.


Démocratie socialiste (DS)
Adresse : 1999, rue Dandurand, Montréal, Oc, H2G lY8
Téléphone  : Montréal (514-205-8978), Québec (418-523-9638), Gatineau (819-776-2779)
Courriel : info@pailids.qc.ca Site web : www.partids,qc.ca
Comité de rédaction (Exécutif de DS)
Marc Bonhomme, Serge Coiteux, Jean-Pierre Duchesneau, Hélène Lévesque, Paul Rose, Roy Semak.
Liste de membres : Hélène Lévesque
Infographie : Serge Foisy
Secrétaire de la rédaction : Marc Bonhomme

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