Trois ans après avoir échoué de peu dans la conquête du fauteuil présidentiel, le leader du Mouvement vers le socialisme (MAS), Evo Morales, figure emblématique du mouvement paysan et indigène bolivien, apparaît comme le grand favori des élections générales du 18 décembre.
Face à l’éclatement des mouvements sociaux boliviens, l’un des objectifs du Mouvement vers le socialisme (MAS) était de garantir une large alliance des forces indigènes et de la gauche en vue de l’élections (…)
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Bolivie
Articles
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Morales aux portes du pouvoir
18 décembre 2005 -
Dernière ligne droite pour des élections historiques
18 décembre 200515 décembre 2005
Les élections générales du 18 décembre 2005 [1], en Bolivie, resteront pour toujours inscrites dans l’histoire du pays et du continent dans son ensemble, non seulement parce qu’on y élira le prochain président de la République, les parlementaires ou encore les préfets, mais surtout parce qu’à travers les urnes, c’est le futur de tout un peuple qui va se définir.
Bien que, pour les Boliviens et Boliviennes, les sondages sont de moins en moins crédibles, en raison des (…) -
La politique hémisphérique de Bush face la Bolivie et au Venezuela
19 juin 2006Lorsqu’on lui a posé une question [à l’occasion d’une de ses récentes conférences de presse] au sujet du Venezuela et de la Bolivie, George Bush a eu des propos durs à l’égard des gouvernements de la Bolivie et du Venezuela : « Je le dirai sans ambages : l’érosion de la démocratie dans les pays que vous venez de mentionner m’inquiète". Et il ajouta : « Je continuerai à rappeler à notre hémisphère que le respect du droit à la propriété et des droits humains est essentiel pour tous les pays ». (…)
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BOLIVIE : LA GUERRE DU GAZ
5 octobre 2003Un nouveau cycle de luttes s’est ouvert en Bolivie avec l’union de syndicalistes, de paysans cultivateurs de coca et de citoyens ordinaires pour empêcher la vente des réserves de gaz de la nation aux États-Unis via un port chilien. Dans un pays où l’identité économique a été définie par les pressions étasuniennes dans leur guerre contre la drogue et par les ajustements structurels du Fonds monétaire international (FMI), la guerre du gaz est l’affaire la plus récente à propos de laquelle la (…)
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Bolivie
13 octobre 2003Le samedi 11 octobre, l’armée et la police ont très violemment réprimé, avec des tirs d’armes de guerre, la population qui manifestaient dans la ville d’El Alto (elle "surplombe" la cuvette où se trouve La Paz). Au soir du samedi, les radios annonçaient la mort d’un enfant (Alex Mollericona) et d’un jeune homme de 27 ans, père de trois enfants (Walter Choque Huanca). Dès le matin du 11 octobre, les militaires ont attaqué des manifestants sur l’autoroute qui relie El Alto à La Paz ; puis dans (…)
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Bouleversements, crise et chances
12 octobre 2003Le président bolivien Gonzalo Sanchez Lozada, jadis considéré comme "le néolibéral le plus intelligent" en Amérique latine, a résumé ainsi la situation : "Ils veulent gouverner depuis la rue au lieu de gouverner par l’intermédiaire du Parlement ou de nos institutions". Par conséquent, il a militarisé les routes et les rues des villes dans tout le pays, comme prélude potentiel à la déclaration officielle d’un état de siège. Une année de "crétinisme parlementaire" et l’absence d’une direction (…)
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L’Amérique latine progressiste passe un test décisif en Bolivie
4 mai 2006Le président bolivien Evo Morales a tenu sa principale promesse électorale : la nationalisation des hydrocarbures. Une ère aussi cruciale que délicate s’ouvre pour le pays andin.
« Avec cette mesure, nous jouons notre survie. » Le vice-président bolivien Alvaro García Linera n’est pas du genre à se jouer des mots. En décrétant lundi la nationalisation des hydrocarbures puisés dans le sous-sol bolivien, le gouvernement d’Evo Morales a ouvert une période d’incertitude pour l’avenir de son (…) -
La seconde naissance de la Bolivie
29 janvier 2006il manifesto, samedi 27 janvier 2006.
Le 22 janvier 2002, Evo fût chassé du Paradis, c’est-à-dire : le député Morales fût chassé du Parlement. Le 22 janvier 2006, en ce même lieu aux allures fastueuses, Evo Morales a été sacré président de la Bolivie, c’est-à-dire : la Bolivie commence à savoir qu’elle est un pays à majorité indigène.
Au moment de l’expulsion, un député indigène était plus rare qu’une mouche blanche.
Quatre ans après, nombre de législateurs mâchent de la coca, (…) -
L’AVENIR DE L’ALCA SE JOUE DANS LES RUES DE LA PAZ
23 octobre 2003Dans le remarquable article ci-dessous, le journaliste uruguayen Raúl Zibechi retrace le cheminement des mouvements paysans et ouvriers boliviens ces dernières années pour arriver, la semaine dernière, à imposer un rapport de force tel que le président ait dû prendre la poudre d’escampette pour se réfugier à Miami, Floride, E-U. Cet article a été rédigé avant la démission du président ’Goni’.
L’impressionnante insurrection du peuple bolivien aurait abattu bien plus tôt le faible (…) -
Message aux Boliviens : "La démocratie est en danger"
14 octobre 2003Evo Morales Ayma*
Le 13 octobre, la direction du MAS (Mouvement vers le socialisme), principale formation politique d’opposition, réunie à Cochabamba, la troisième ville du pays, a pris position en exigeant la démission du président Gonzal Sanschez de Lozada (voir ci-dessous la déclaration de son dirigeant, Evo Morales Ayma).
Jusqu’alors, le MAS participait à la mobilisation, mais n’avançait pas cette revendication. Cette dernière était mise en avant par la Centrale ouvrière bolivienne (…)
La Gauche