La Paz, 30 septembre 2003 - C’est le deuxième jour de la grève générale, qui est encore dans sa phase de démarrage. Ses effets commencent à se manifester. Ainsi, les principales villes boliviennes ont été partiellement paralysées durant plusieurs heures, lorsque des milliers de travailleurs, d’étudiants et de commerçants ont coupé les rues et avenues les plus importantes en signe de protestation contre la politique gouvernementale et contre les décisions concernant la gestion des ressources (…)
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Bolivie
Articles
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Dans les rues, des milliers crient contre Goni
5 octobre 2003 -
Bolivie
13 octobre 2003Le samedi 11 octobre, l’armée et la police ont très violemment réprimé, avec des tirs d’armes de guerre, la population qui manifestaient dans la ville d’El Alto (elle "surplombe" la cuvette où se trouve La Paz). Au soir du samedi, les radios annonçaient la mort d’un enfant (Alex Mollericona) et d’un jeune homme de 27 ans, père de trois enfants (Walter Choque Huanca). Dès le matin du 11 octobre, les militaires ont attaqué des manifestants sur l’autoroute qui relie El Alto à La Paz ; puis dans (…)
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Bolivie : le décret suprême 27040 est une application anticipée de la ZLÉA
11 août 2003L’argent de l’État bolivien devrait d’abord servir à améliorer la production des Boliviens. Pour tout achat, pour les écoles, les uniformes, les médicaments, les souliers, les constructions, les services professionnels, de transport ou autres, l’État devrait privilégier les producteurs boliviens locaux. Ceci devrait être spécialement le cas dans ces temps de crise alors qu’il est urgent de réactiver l’appareil de production national.
Mais, le gouvernement fait tout le contraire avec le (…) -
L’Assemblée Constituante au centre des expectatives
6 novembre 2006La victoire remportée par le MAS-IPSP (Mouvement vers le Socialisme - Instrument Politique pour la Souveraineté des Peuples), le parti d’Evo Morales, lors de l’élection de l’Assemblée Constituante (AC) le 2 juillet 2006 est indiscutable.
Au niveau national, ce parti obtient à nouveau un score dépassant les 50 %, dans une élection où ne se présentaient pratiquement que d’illustres inconnus, alors que l’opposition apparaît complètement marginalisée au regard de ses résultats : si PODEMOS (…) -
Message aux Boliviens : "La démocratie est en danger"
14 octobre 2003Evo Morales Ayma*
Le 13 octobre, la direction du MAS (Mouvement vers le socialisme), principale formation politique d’opposition, réunie à Cochabamba, la troisième ville du pays, a pris position en exigeant la démission du président Gonzal Sanschez de Lozada (voir ci-dessous la déclaration de son dirigeant, Evo Morales Ayma).
Jusqu’alors, le MAS participait à la mobilisation, mais n’avançait pas cette revendication. Cette dernière était mise en avant par la Centrale ouvrière bolivienne (…) -
Et maintenant que faire ?
4 novembre 2003Elu député avec 7 % des voix aux élections de 2002 pour le Mouvement indigène Pachacuti (MIP), Felipe Quispe, 61 ans, est président de la Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie (CSUTCB). Fondateur de la guérilla TupacKatari dans l’Altiplano (démantelée en 1992), il a été emprisonné avec les principaux dirigeants, avant d’en ressortir cinq ans plus tard et de créer le MIP en 2001 (Extraits d’une interview accordée au journal brésilien Folha au lendemain de la (…)
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Bouleversements, crise et chances
12 octobre 2003Le président bolivien Gonzalo Sanchez Lozada, jadis considéré comme "le néolibéral le plus intelligent" en Amérique latine, a résumé ainsi la situation : "Ils veulent gouverner depuis la rue au lieu de gouverner par l’intermédiaire du Parlement ou de nos institutions". Par conséquent, il a militarisé les routes et les rues des villes dans tout le pays, comme prélude potentiel à la déclaration officielle d’un état de siège. Une année de "crétinisme parlementaire" et l’absence d’une direction (…)
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La seconde naissance de la Bolivie
29 janvier 2006il manifesto, samedi 27 janvier 2006.
Le 22 janvier 2002, Evo fût chassé du Paradis, c’est-à-dire : le député Morales fût chassé du Parlement. Le 22 janvier 2006, en ce même lieu aux allures fastueuses, Evo Morales a été sacré président de la Bolivie, c’est-à-dire : la Bolivie commence à savoir qu’elle est un pays à majorité indigène.
Au moment de l’expulsion, un député indigène était plus rare qu’une mouche blanche.
Quatre ans après, nombre de législateurs mâchent de la coca, (…) -
L’Amérique latine progressiste passe un test décisif en Bolivie
4 mai 2006Le président bolivien Evo Morales a tenu sa principale promesse électorale : la nationalisation des hydrocarbures. Une ère aussi cruciale que délicate s’ouvre pour le pays andin.
« Avec cette mesure, nous jouons notre survie. » Le vice-président bolivien Alvaro García Linera n’est pas du genre à se jouer des mots. En décrétant lundi la nationalisation des hydrocarbures puisés dans le sous-sol bolivien, le gouvernement d’Evo Morales a ouvert une période d’incertitude pour l’avenir de son (…) -
Révolution sur l’Altiplano
19 juin 2005Après trois semaines de barrages routiers et d’occupations d’usine, les dirigeants paysans et les organisations ouvrières se sont prononcés pour une trêve. Le nouveau président, Eduardo Rodriguez, doit maintenant répondre à leur demande de nationalisation du secteur des hydrocarbures.
Comme lors de la « guerre de l’eau » en 2000 et de la « guerre du gaz » en 2003, les masses insurgées se sont de nouveau levées contre le pouvoir politique oligarchique, raciste et corrompu, qui gouverne avec (…)
La Gauche