Plus de 150 000 morts, 5 millions de personnes déplacées, des dangers d’épidémies, des populations laissées sans nourriture et sans soins, totalement coupées du monde par manque de communications, de routes, d’aéroports : une fois de plus, en cas de catastrophe naturelle, ce sont les pays les plus pauvres qui payent le plus cher les ravages d’une mondialisation économique faite d’inégalités colossales. Le plus révoltant, c’est que les cours des bourses mondiales sont à la hausse, les (…)
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Économie
Articles
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Pour l’Asie du Sud, mondialisons la solidarité, annulation de la dette !
6 janvier 2005 -
"Les décroissants font fi des problèmes de l’humanité"
21 février 2005ENTRETIEN - Pour l’économiste français Michel Husson, l’absence de croissance n’est pas un moyen de relever les défis modernes.
Observant les effets néfastes de la croissance élevée au rang de dogme, nombreux sont ceux qui nous voient "foncer dans le mur". Parmi eux, certains économistes préconisent de renverser la vapeur en optant pour une absence de croissance, voire une "croissance négative". Michel Husson, économiste à l’IRES (Institut de recherche économique et sociale, Paris) se (…) -
Banque mondiale et FMI : l’obsession productiviste
4 octobre 2004, par Eric ToussaintEn matière de développement, la Banque mondiale est intervenue tout au long de son existence avec un fort contenu productiviste et a donné la priorité à l’exportation : révolution verte, grands barrages, grandes centrales thermiques, remplacement de cultures vivrières par des cultures d’exportation... La révolution verte des années 1960 qui visait officiellement à augmenter la production agricole des pays du Sud pour satisfaire les besoins alimentaires des populations locales a eu des (…)
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Un tournant dans la phase néo-libérale
19 décembre 2004, par Michel HussonLa " nouvelle économie " et l’euphorie boursière sont derrière nous, et le capitalisme mondial est entré dans une phase marquée par l’instabilité et le retour de ses contradictions. Les années 2000-2001 auront marqué un tournant, en réduisant à peu de choses les espoirs placés dans la généralisation des bienfaits de la " nouvelle économie " et de l’" exubérance irrationnelle " des marchés financiers. Les Etats-Unis ont réussi à minimiser l’ampleur de la récession mais en sont sortis au prix (…)
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Flexibilité : nous ne sommes pas des marchandises !
12 décembre 2004Dans le cadre de la négociation d’un nouvel accord interprofessionnel, la FEB a présenté un "projet d’avenir" dont le titre séduisant est : " Stratégie 2010 : pour un nouvel élan et un avenir pour nos enfants". "Si nous ne faisons rien, alors les jeunes générations ne pourront plus porter en 2010 la charge financière d’une population vieillissante. La FEB veut aider à éviter cela ". "Une force de travail plus nombreuse, meilleure et moins chère" est une des lignes de forces du document. Dans (…)
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BOLIVIE : LA GUERRE DU GAZ
5 octobre 2003Un nouveau cycle de luttes s’est ouvert en Bolivie avec l’union de syndicalistes, de paysans cultivateurs de coca et de citoyens ordinaires pour empêcher la vente des réserves de gaz de la nation aux États-Unis via un port chilien. Dans un pays où l’identité économique a été définie par les pressions étasuniennes dans leur guerre contre la drogue et par les ajustements structurels du Fonds monétaire international (FMI), la guerre du gaz est l’affaire la plus récente à propos de laquelle la (…)
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Reconstruire les infrastructures de la contestation
24 janvier 2012, par David McNallyDans ce long entretien, David McNally, auteur de Global Slump (PM Press, 2010) revient sur les origines de la première grande crise du capitalisme du XXIe siècle et sur ses conséquences pour le développement des résistances.
Les premiers signes de la crise économique mondiale que ton livre analyse se sont clairement fait sentir il y a quatre ans, durant l’été 2007. En quoi est-il toujours pertinent de tenter de cerner les causes et conséquences de cette crise ?
Je crois qu’il est (…) -
Sur le fil du rasoir
7 septembre 2003Danièle Linhart est sociologue au CNRS, directrice du laboratoire Travail et mobilité à Paris-10-Nanterre. Danièle Linhart consacre ses recherches aux évolutions du travail moderne, ce qu’on appelle le "post-taylorisme". Elle a publié Le Torticolis de l’autruche (Seuil, 1991), Le Monde du travail, avec J. Kergoat, J. Boutet, H. Jacot ( La Découverte, 1998), et Perte d’emploi, perte de soi, avec Barbara Rist et Estelle Durand (Eres éditions, 2002).
Les sociologues se sont toujours (…) -
Renforcer le pouvoir des transnationales
30 mars 2003, par Charles-André UdryDans le mouvement altermondialiste s’affirme, plus d’une fois, l’idée qu’il faut s’opposer à la dimension mondialisée de l’économie. En conséquence resurgissent des nostalgies liées à l’économie « locale » ou « nationale ».Ce genre d’inquiétudes sont justifiées. Elles traduisent une première réaction face à la soumission mondialisée de la force de travail manuelle et intellectuelle (délocalisation, licenciements, précarisation des statuts, mise en concurrence, etc.), comme face à la sujétion (…)
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La " walmartisation ", poison de l’économie
14 février 2005Précarité. L’extension du modèle de l’empereur des hypermarchés, qui consiste à casser prix et salaires explique, en partie, la faible création d’emplois en dépit de la croissance.
Un mot nouveau est apparu récemment pour exprimer la transformation des rapports sociaux qui s’opère depuis une vingtaine d’années aux États-Unis : la " walmartisation ". Du nom du plus grand employeur, le champion du monde de la grande distribution, Wal-Mart. L’aventure commence en 1962 à Rogers, en Arkansas, (…)
La Gauche